C’était le 17 janvier 2013 je venais de reprendre depuis quelques jours le travail après m’être faite opérée d’un kyste d’endométriose.
J’avais petit à petit retrouvée ma forme et j’avais hâte de reprendre mes activités sportives comme la natation qui me faisait un bien extraordinaire.
Mais lors de ma pause déjeuner en retournant travailler, je me casse la tête radiale de mon bras.

Kesako…

Autrement dit je tombe subitement en marchant et me casse le coude.
Une douleur insupportable se répand dans mon bras depuis mes doigts jusqu’à mon épaule. Je décide donc de me rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche… Après plusieurs heures d’attente : le verdict est tombé : fracture non déplacée mais plâtre obligatoire…

J’avais l’impression que ma vie s’arrêtait une fois de plus… avec un plâtre des doigts jusqu’à l’épaule je n’allais pas pouvoir faire grand-chose…
J’insiste auprès de l’urgentiste pour essayer de remplacer le plâtre par une attelle… Mais réponse négative avec un petit commentaire que je n’oublierai pas et qui est resté gravé dans ma mémoire « estimez-vous heureuse vous vous êtes cassés que le bras droit sinon vous auriez eu les deux bras dans le plâtre ! ». Ok ! Devant cette situation j’accepte cette immobilisation.

Sur chemin en rentrant à mon domicile, j’ai eu l’impression que la douleur s’était atténuée mais elle a repris plus intensément dans la nuit. Impossible de dormir, mon bras me lançait, me brûlait. Je transpirais… Le plâtre présentait un espace et paraissait bien fait…mais les douleurs persistaient.

Arrive le jour du rendez-vous de contrôle avec le chirurgien afin de vérifier si tout se déroule parfaitement. En examinant mon bras on remarqua que mon membre ne réagissait pas et qu’il avait changé d’aspect : il était gonflé, rouge et ma pilosité commençait à disparaître. Le chirurgien décida de me faire un demi-plâtre et de me prescrire une scintigraphie et un scanner pour comprendre ces symptômes. Même sans le plâtre complet, les douleurs ne s’estompaient pas. J’avais des sensations bizarres dans ce membre et je n’arrivais plus à faire les gestes du quotidien ; le lever, tourner une clef dans une serrure ; je ne le contrôlais plus.